E agora aqui…

Ninguém se importa

Passa, olha e sorri. Sorve, lenta e cheia de trincas. O ar encrespa. Ao redor, são três. Um, pássaro (acho que é um sabiá-do-campo). Dois, abelha (insiste no meu café). Três, você – que ignora. Na verdade, é um sabiá-poca.  O canto é triste. Cisca a aroeira e seus canais resinosos: fissuras expostas por injurias. Braúna-parda? Não sei… talvez seja. As abelhas se aglomeram por aqui em tempos escasso. É fim de julho; começo de agosto.

[…]

Em que se estabeleça o lugar ocupado pelo o que é teu. Tipicamente, em quedas e camadas, grita. Decai em níveis, cada vez mais gelados. Afunda em correntes e rajadas no corpo de uma substância (ou qualquer outro líquido biliar) que pulsa amarelada a cada onda. O gosto de ferro cobre de sangue onde se turva a vista. Indiferente, quem esbarra em você constantemente desconhece; te sente, mas ignora que é daí que você enquadra o mundo. Tua voz – lenta, grave e que se desculpa – é insuficiente. Este espaço é só teu. Ressoa em mais ninguém.



Journal de terrain, Jour 1

Objet : Découverte de fragments et d’une image intrigante.

Cher/Chère,

Aujourd’hui, j’ai découvert un fichier dont les fragments sont apparus parmi des lignes corrompues, presque invisibles. Ce sont des extraits incohérents, mais ils semblent former un poème ou une réflexion poétique portant sur un espace mêlant le visible et l’invisible, l’extérieur et l’intérieur. Au début, on entrevoit un environnement aride, une nature blessée : un oiseau — d’abord identifié par erreur, puis corrigé en « sabiá-poca » — ainsi que des abeilles attirées par un café, sans doute à cause de la rareté du nectar. La mention de la fin juillet et du début août situe ce moment dans un temps précis, distinct de notre présent.

Plus loin, les vers plongent dans une autre dimension : des strates, des descentes glaciales, des substances amères, du sang, un goût de fer, une vision brouillée. On semble glisser du monde extérieur vers un territoire intérieur, intime, inaccessible aux autres. L’auteur décrit un espace qui n’appartient qu’à lui, où sa voix ne rencontre aucun écho.

On perçoit de la douleur, un déséquilibre, peut-être une tentative frustrée de donner un sens à ce qui l’entoure et à ce qu’il ressent. Le ton est amer, désespéré. Je ne sais pas si je parviendrai à reconstituer le texte complet ni si cela apportera des réponses. Pour l’instant, je n’ai qu’une lueur d’un dialogue interrompu entre un être et son environnement — naturel, corporel, temporel — comme si l’auteur cherchait à se comprendre à travers le paysage, ou le paysage à travers lui-même.

Détail supplémentaire : j’ai également découvert une image intégrée dans le même répertoire.

Elle est floue, presque spectrale, et semble représenter une forme féminine fragmentée, comme si son corps se déchirait dans une étrange agonie. Sa piètre qualité n’empêche pas l’impression saisissante de souffrance qui s’en dégage, presque plus éloquente que le texte.

Demain, j’essaierai d’isoler davantage les fragments, de réagencer les extraits, d’approfondir l’analyse de cette image, et peut-être de dégager un fil narratif. Pour l’heure, je reste avec le sentiment d’avoir surpris une voix du passé — une voix blessée, douce, absorbée dans son propre silence, non entendue par ceux qui l’entourent.

Je te tiendrai au courant de mes avancées.

Bien à toi,

Nico


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